Source : Gouvillepatrimoine.fr
L’église de Gouville est dédiée à Saint Marcouf et Saint Malo
Une église primitive avait été construite (probablement en bois) par des moines bénédictins. Il a été retrouvé des sarcophages mérovingiens datant du VIIème siècle à l’emplacement de l’actuel parking devant l’église. Le lieu s’appelait « le Maurier » ou « Morier » : le champ des morts.
À l’époque des guerres de Religion, Gouville fut le théâtre d’un épisode singulier : dans les années 1560, le curé se convertit au protestantisme et l’église servit de temple réformé. Le seigneur Artus de Magneville, également converti s’y fit enterrer. La paroisse dut ensuite payer 150 livres pour être « réconciliée » avec l’Eglise Catholique ».
À la Révolution, le curé de la paroisse de Gouville prêta serment ce qui permis de maintenir une situation calme.
Le clocher porche avec une entrée latérale au sud de l’église remplaça en 1784 un campanier* en bois situé sur le toit. Celui-ci est bâti sur une assise de pierre de granit de Chausey. La nef est la partie la plus ancienne, elle date du XIIème. Elle a été maintes fois restaurée notamment après 1450 à la fin de la guerre de cent ans. Le chœur est probablement du XVème siècle.
En 1735, l’ardoise remplace le chaume sur le toit de l’église.
*Structure abritant les cloches
L’église possède :
- Une statue de la vierge du XVIème siècle en pierre polychrome
- Une Pietà également en pierre polychrome
- Les vitraux du chœur représentent les évangélistes et les saints titulaires de la paroisse. Ils ont été réalisés dans les ateliers verrier Chapuis et sont contemporains du chemin de croix de la nef signé de Robert Guinard et d’une vierge à l’Enfant sculptée par Anne-Marie Roux-Colas.
- Les six vitraux de la nef ont été réalisés par le maître verrier de Bayeux : Henri Mazuet au début du XXème siècle.













